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[Solo] Singing whispers

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Namida Ten

Namida Ten

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Localisation : À la guilde d'Undine's Tears à servir l'addiction des membres

Feuille du Mage
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MessageSujet: [Solo] Singing whispers [Solo] Singing whispers EmptyDim 14 Fév 2016 - 16:52


[Solo] Singing whispers Bann_rp




L’astre lunaire avait déjà entamé son déclin lorsqu’une vieille mélodie, parsemée de songes, vint siffler à mes oreilles. Il m’apparut d’abord sous forme de murmures, comme de ceux qui hantaient jadis mon esprit dans mes moments sombres. Des sons courts, répétitifs, mais surtout angoissants. Ils semblaient partout autour de moi. Toutefois, bien que tout mon être vaquait à cette tâche, je n’arrivais pas à en comprendre un seul mot. C’était comme si, bien que je désirais ardemment savoir ce que tout cela signifiait, de l’autre, j’avais peur. Non, j’ai peur. Tellement peur, que j’en tremble. Ma respiration en est saccadée, irrégulière. Je veux comprendre. Je dois comprendre. J’ai peine à respirer. Et, tandis que des larmes coulèrent sur mes pommettes pâles et creusées par ma maladie, les murmures résonnant dans mon esprit devinrent des mots. Et doucement, alors que je tentais de me relever afin de mieux comprendre les mots, ceux-ci devinrent une mélodie.

Mon corps était lourd. Lourd des épreuves qu’il avait dernièrement traversées. Les entraînements, les murmures de mon esprit, et cette mélodie qui, de plus en plus, hantaient mes nuits. Je me levais et ce, aussi vite que je pouvais me le permettre. Tranquillement, tout en écoutant ce songe, je me dirigeais vers la sortie de mon abri de fortune. Dehors, le son de la pluie et du ruisseau se mêlait au couplet déjà entamé. J’étais las, mais pourtant, quelques heures plus tôt, je m’étais fait la promesse de retourner auprès de cette famille que j’avais lâchement abandonnée deux printemps plus tôt dans l’espoir d’avoir le courage de leur avouer la triste vérité. Je m’asseyais, jambes croisées, dans l’herbe mouillée. Mon souffle reprenant de plus en plus son rythme normal, j’inspirais profondément, prenant de l’air par le nez et l’expirant graduellement afin qu’annihiler certaines toxines de mon corps. Toute mon âme écoutait cette mélodie. C’était la première fois qu’un souvenir d’il y a plus de sept printemps me revint en mémoire. Et, pendant que j’écoutais, des larmes ruisselèrent sur mes joues ou, était-ce simplement quelques gouttes de pluie? Ma vieille amie d’antan, l’ironie, était de retour. Je me souvenais de cette chanson, mais de rien d’autre à son sujet. À quoi était-elle liée? Aucune idée. Son sens propre pour mon passé? Aucune idée. Son origine? Comment pouvais-je simplement le savoir? Ma mémoire n’était qu’un trou béant d’où mon ancienne vie y était tombée sans que je puisse la saisir et beaucoup trop loin pour lui demander de revenir. Ce trou, c’était incarnation de la barrière entre ce que je suis et ce que je fus. 

*soupir*

La pluie continuait son ascension vers le sol, martelant au passage mon visage. Les yeux clos, je poursuivais ma recherche sur mon passé, me disant que, lorsque les lumières célestes se seraient éteintes, je devrais à mon tour faire mon propre chemin. Aurais-je le courage d'affronter mes erreurs? Quelques semaines plus tôt, je m’étais surprise à penser que, peut-être, les membres de ma guilde m’auraient oublié. La discrétion n’était-elle pas l’une de mes forces?

Lorsque cette pensée vint refaire surface sur cette marée noire d’idées confuses, je me mis aussitôt à trembler. Ma position, depuis l’heure parfaite pour ma méditation, muta en quelque chose de plus désordonné. Je me retrouvais face contre terre. Mes cheveux, collés sur ma peau, trempaient dans une flaque d’eau récemment créée. Je me remis à pleurer, doucement, puis, de plus en plus bruyamment enterrant le son de la pluie. Je me trouvais ridicule d’agir ainsi. Ils avaient beau être ma famille, ma seule attache de ce monde pourtant, en leur présence, je m’étais toujours fait petite, évitant leur contacte et leur regard. Pourquoi se souviendraient-ils de la pauvre petite mage sans réel pouvoir magique offensif? J’avais tout fait pour que l’on m’oublie, qu’est-ce qui avait bien pu changer?

Les secondes passèrent puis, se fut le tour des minutes. Et doucement, la mélodie cessa suivi de près par la pluie laissant un vent rempli de fraîcheur. Mon malaise avait passé en même temps que la musique. J’avais enfin chassé ces idées noires de mon esprit. Il était temps de m’entraîner avant mon départ.

(..)

Les rayons solaires descendaient doucement le long de la cime des arbres lorsque débuta mon entrainement. Ma magie suivant ma santé et mes humeurs, il m’était souvent impossible d’effectuer une telle tâche sans que je doive m’arrêter pour me reposer ou me calmer.  C’était frustrant. Pourtant, j’arrivais toujours à faire quelques choses de passable.

J’étais debout, calme, au milieu d’une clairière longeant le lac près duquel j’avais médité quelques heures plus tôt. Respirant un grand coup, j’activais mon bouclier le plus puissant m’englobant ainsi à l’intérieur. Étrangement, l’air m’y semblait toujours plus rare. Comme si le fait de mettre cette couche protectrice autour de moi empêchait l’air de passer. Je savais pourtant que ce n’était pas le cas.

Ma protection était petite. Un mince filet me séparait de toutes nuisances extérieures. J’avais deux buts. Le premier, le rendre plus solide et le deuxième, l’agrandir. Certains mages auraient pu trouver cela facile, mais il n’en était rien. Lors d’assauts constants sur le bouclier, celui-ci devait être réparé. Plus les dégâts étaient grands et plus cela consommait de magies. Entrait ensuite en jeu la taille du bouclier. Tout, dans cette technique, consommait de l’énergie magique. Ma magie et ma santé étant étroitement liée, je devais donc faire attention pour ne pas périr. À quoi bon être un bouclier si celui-ci brise dès le premier coup d’épée ?

* soupir *

Je pris une nouvelle respiration. Plus longue celle fois afin de laisser entrer le plus d’air possible dans mes poumons et, en expirant, j’agrandis de quelques centimètres mon bouclier. Cette simple manœuvre me coupa le souffle un court instant, comme une pierre au creux de mon estomac. Une minute, deux minutes, puis cinq minutes passèrent. Mon bouclier reprit tranquillement une « forme » normal et stable. Puis j’attendis encore. Cette fois, je devais le renforcir à cette dimension.

Le vent souffla sur ma nuque, lichant au passage les gouttes de sueur si étant formées. Je me mise à trembler, sentant de plus en plus mes muscles se crisper. D’un point de vue extérieur, la scène ne ressemblait à rien. L’on pouvait probablement résumer de la sorte : une jeune femme était debout au beau milieu d’une clairière. Autour d’elle ? L’herbe vacillant aux grés du vent. Néanmoins, il n’en était rien. Bien au contraire, l’exercice était ardu. Je puisais dans ma magie, ma vie, afin de concentrer davantage mon énergie sur les couches plus minces de mon bouclier les rendant ainsi plus solide et tout cela en tentant de garder les zones stables … stables. L’exercice dura ainsi jusqu’à ce que, une demi-heure plus tard et genoux au sol, mon corps me suppliât d’arrêter. C’était la fin de mon entrainement.

(…)

La lune était déjà à son zénith lorsqu’un cauchemar me sortit de mon sommeil. Encore sous les effets de Morphée, je regardais par ce qui me servais de fenêtre. Dehors, le ciel était recouvert de sombres nuages noirâtres déversant leurs larmes sur les mortels peuplant le pays de Fiore. Mon entrainement de la veille m’avait épuisé et, saisissant l’occasion, ma maladie avait décidé de venir me rendre de nouveau visite comme pour me dire : « N’oublie pas que j’existe, tapis dans les recoins sombres de ton corps ». Je toussai un coup, un deuxième et ainsi de suites et ce, de plus en plus creux jusqu’à cracher du sang. Par réflexe, je mis ma manche, autrefois blanche, au niveau de ma bouche afin de limiter les dégâts. Ce ne fut guère un franc succès. Le liquide rougeâtre tombait sur le sol et sur ma couverture. Je continuais de tousser, impuissante, me disais à moi-même que se serait ridicule de mourir avant d’avoir eux la chance de retourner à la guilde de Wave Stream. J’avais beau avoir peur de leurs réactions, de ce qu’ils allaient bien pouvoir me dire ou faire, je voulais tout de même avoir la chance d’y retourner ne serait-ce que pour savoir s’ils me reprendraient. J’y avais souvent pensée, à ce moment où je remettrais les pieds dans la guilde. Certaines fois, je les imagine m’accueillants à bras ouverts (puis je me souviens n’avoir liés de liens avec aucun d’eux). D’autres fois, je les vois me regarder comme je les voyais faire lorsqu’un invité franchissait la porte. Personne ne m’adresse la parole. Me regardant de haut en bas afin de m’évaluer. Puis, l’un des membres, jamais le même, m’aborde et me demande le motif de ma visite. Ma réaction est toujours la même : des larmes se mettent à couler le long de mes joues puis, prise de panique, je sors de la guilde sans me retourner.

Mes crises se sont calmées et moi de même par la même occasion. Mon souffle est désormais stable et, pendant que je travaille sur le nettoyage de mon plancher et des draps tachés de sang, je me dis, qu’au fond, je regrette amèrement mon choix d’avoir quitté la guilde il y a deux ans. Que, peut-être, j’aurais souhaité connaître davantage les membres et tisser davantage de liens avec eux. Ils avaient beau être des alcooliques aimant faire la fête, ils étaient tout de même moins pire que Fairy Tail (><).

- *souffle* Si je suis de nouveau acceptée, je promets de m’investir …

Je me tus, me rendant soudainement compte que je venais de formuler à voix haute ma promesse et ce, bras en l’air. Même s’il n’avait personne aux alentours, je me sentis soudainement rougir, descendant doucement les bras à leur position initiale et reprenant mon ménage comme si rien ne s’était passé. Je désirais changer, mais je devais le faire un pas à la fois où j’allais vite être submergée par un flot d’émotions ou de sentiments trop forts et, ma vie n’en serait que détruite.

Je continuais de frotter, comme si je frottais mes propres pêchés. Sales et amères en bouche. Je ne savais d’ailleurs pas pourquoi j’avais cette impression. J’étais pourtant, à l’instant même, persuadé qu’avant ma perte de mémoire, j’avais fait quelques choses de mal. C’était comme l’un de ses rares échos qui faisait vibrer mon âme à m’en faire pleurer. Toujours, ce n’était que des impressions, mais si prenantes et déroutantes, qu’elles me semblaient si réelles. J’étais donc de nouveau sur le plancher, les mains sur le visage, à pleurer pour une raison qui m’était inconnue. Enfin, elle ne m’était pas réellement inconnue, mais je n’en connaissais pas le fondement. Maudite, sans réellement l’être. Telle était la réalité dans laquelle je me trouvais depuis mon réveil.

En y repensant, j’avais traversé de nombreuses épreuves pour en arriver à ce que j’étais devenue. Malheureusement, la mort avait de trop nombreuse fois rencontrée mon chemin emportant avec elle les êtres ayant compté à mes yeux. J’étais donc devenue, au fil du temps, un oiseau craintif aux ailes coupées dont on avait enfermé dans une cage d’os. Prise entre ma peur des mages et ma maladie qui ne cessait de grandir en moi. Je devenais de plus en plus faible à mesure que la mélodie de ma vie avançait et la fin, bien que semblable à tout être vivant, se rapprochait à grande allure à chaque battement.

À l’extérieur, la nature commençait tranquillement à s’éveiller. Je pouvais, de l’intérieur, entendre le son de quelques oiseaux matinaux chantonnant leurs hymnes à la vie. À ce son, mon corps m’appela soudain au lit, comme s’il venait de se souvenir que c’était de sombres songes qui m’avaient avant tout sorti du lit. De même, Morphée m’appela donc de nouveau dans ses bras afin que je puisse de nouveau plonger dans un profond sommeil. C’est donc avec grand plaisir que je l’accueillis en glissant doucement mon corps meurtri sous mes draps fraîchement lavés. Cela ne sembla me prendre que quelques minutes avant que mes paupières deviennent lourdes. Je me promis à moi-même que demain serait un jour meilleur et que mon entrainement qui en résulterait en serait aussi des plus fructueux.

(...)

Cela m’avait pris du temps avant de me lever. L’événement de la veille m’ayant épuisée, j’avais dû reprendre les quelques heures de sommeil manquant. C’était mon dernier jour ici et, je comptais bien ne pas gaspiller les minutes précieuses qui me restaient. Ce soir, au coucher du soleil, je devais partir pour mon ancienne guilde (si le terme « ancienne » était le bon). Encore quelques jours auparavant, j’avais abandonné l’idée d’y retourner. La peur, l’angoisse, les remords tous me suppliant de renoncer à ce « rêve » d’y retourner. Mais j’étais lasse de vivre dans le passé en me répétant que, de toute façon, je n’y étais pas appréciée. Néanmoins, la veille, en me voyant aussi faible, je m’étais demandé si, réellement, je voulais finir mes jours seuls, sans aucun ami pour me pleurer lorsque le jour viendrait. Je ne voulais surtout pas que mes os reposent près d’une rivière où les animaux sauvages viendraient manger ma chaire. À cette idée, je frisonne puis, me dirige vers la rivière où j’ai désormais l’habitude de m’entrainer.

Le vent ruisselait entre les branches, laissant ainsi, de temps à autre, quelques rayons de soleil frôler ma peau de porcelaine. Bon, elle ressemblait beaucoup plus à une peau de malade ayant craché du sang la veille mais … détails ! Qui le remarquerait de toute façon dans une forêt où j’étais la seule humaine à y être passé depuis 2 ans ? Personne ! Pourquoi ? Parce qu’il n’y avait, justement, personne. Un endroit tranquille, paisible, dépourvu de toutes choses possibles pouvant lui nuire soit : l’être humain. (Bon, c’est ridicule de dire ça si je suis là … mais je ne suis pas quelqu’un détruisant la nature donc … pas de problème)

J’étais donc de nouveau devant cette rivière. Ce courant d’eau qui m’avait si souvent regardé m’entrainer, pleurer … vivre. C’était tout de même triste d’enfin quitter cet endroit mais, je le devais … ne serait-ce que pour moi-même. Je m’assis, jambes croisées, le dos bien droit. C’était la meilleure façon, que je connaissais, pour laisser circuler l’air le plus facilement à l’intérieur de mon corps. Ainsi, chaque parcelle, chaque cellule de mon corps étaient oxygénées au maximum. La méditation pouvait commencer.

Oui, la méditation était mon seul entrainement du jour. C’était l’unique point à mon horaire hormis mon départ de ce petit lieu paisible. D’ailleurs, mes bagages étaient prêts, adossés sur le mur près de ma porte. J’avais tout rangé correctement. Les planchers étaient propres, les murs lavés et c’était sans compter les draps du lit, rangés eux aussi. Une fois partie, peut-être que ce que m’avait servie de maison allait aussi aider une autre personne dans le besoin. Après tout, je l’avais trouvé vide à mon arrivée …

Bref, je prenais le temps de faire chaque respiration et ce, en tentant d’oublier mes cauchemars et cette voix désagréable dans mon esprit. Pourtant, à chaque fois qu’il me semblait atteindre la « paix intérieur », cette voix revenait et ce, toujours plus forte que la fois précédente.

* Tu crois vraiment que tu vas te débarrasser de moi aussi facilement ? Je ne suis pas un objet que tu peux jeter dans la rivière … *

Je plissais le front, tentant de l’ignorer. Malheureusement, j’avais vite compris, au fil du temps, que cette « entité », n’était pas du genre à aimer se faire ignorer. Je devais tout de même résister.

* Je sais que tu m’entends Namida ! – soupir – tu vas m’ignorer longtemps ? *

Oui, j’allais l’ignorer aussi longtemps que possible. Je n’allais tout de même pas lui donner raison !

* Nah ! Mais pour une fois que je voulais être aimable avec toi et discuter un peu … tu vas rester longtemps assise comme ça ? Je commence à avoir mal … pas toi ? – courte pause – que t’es ennuyante ! Normal que les membres de ton ancienne guilde ne t’aimaient pas ! *

Ce n’est que de la provocation. Ne cède pas. Concentres-toi ! Allez ! Respire … expire. Fait le vide dans ton esprit. Cette voix n’est rien. Ce n’est qu’une partie de ton imagination. Rien de plus.

* Allez ! Réponds-moi ! Je t’ai pourtant dit que je voulais être aimable aujourd’hui. Tu ne voudrais pas savoir d’où tu viens ? Qui était ta famille ? Tu n’as pas envie de savoir à quoi ressemblaient tes parents ? *


Bien sûr que j’en avais envie, mais pas si c’était cette « voix » qui m’en parlait. Qu’est-ce qui me disait qu’elle n’était pas là pour m’induire en erreur. C’était peut-être mon « côté obscur », un mélange de toutes mes craintes. Nah ! C’était impossible mais, cette voix devait tout de même venir de quelque part. Je décidais donc de continuer de l’ignorer. J’inspirais un grand coup puis, expirais le plus lentement possible l’air contenu dans mes poumons.

* Tu ne devrais pas m’ignorer comme ça … c’est mauvais pour ta santé jeune fille ! *

C’était dit sur un ton amer et condescendant qui, je dois l’admettre, ne me plaisais guère. J’étais pourtant quelqu’un de très calme et passive. Néanmoins, cette voix allait finir par me rendre folle. Je devais vite me calmer.

* Tu n’y arriveras pas. Tu n’arrives toujours à rien de bon de toute façon. Vois la réalité en face … tu es vouée à l’échec pour le reste de tes jours. – rire – Rends-toi à l’évidence, tu serais bien mieux ici. Seule, sans personne pour te voir échoué.*

Son rire continuait de résonner dans ma tête tel un écho me laissant en bouche un goût d’amertume. J’avais de plus en plus de difficulté à respirer. Je devais donc faire vite pour chasser cette voix de ma tête, ne serait-ce que la bloquer dans un coin sombre afin qu’elle cesse de me perturber. Je n’y étais pourtant pas encore arrivé.

* Je te l’avais bien dit, tu es trop minable et trop faible pour moi ! Cesse de lutter ! – petit rire – Je te l’ai dit, tu ne devrais pas retourner voir ces alcooliques amoureux de l’eau. Qu’as-tu en commun avec eux ? La joie de vivre ? Nah ! C’est pas ton truc … alors, pourquoi pas la boisson ? Ça non plus tu n’aimes pas … dommage d’ailleurs. Un don relié à la mer ? Certainement pas ! Tu n’as que le don de créer de faibles petits boucliers qui ne protègent personne … *

Ma respiration était devenue normale. Néanmoins, j’arrivais toujours à comprendre quelques mots, ce qui me ramenaient toujours à la réalité : cette voix était bien présente. Elle me connaissait dans les moindres détails et moi, je ne savais rien d’elle. Cette voix avait toutes les cartes en main.

* … il suffit de penser à MIT-SU-MI-CHI ! – rire mesquin – tu te rappelles bien de lui non ? Ton cher ami disparu. BOUH BOUH BOUH ! – nouveau rire – tu t’es bien permis de flancher au dernier moment alors qu’il avait le plus besoin de toi ! Deux contre un et vous avez tout de même réussi à échouer. Mais ce n’est pas grave, c’est ce qui arrive aux faibles n’est-ce pas ? Ils servent de chairs à canon aux plus forts.*

Elle avait raison, si mon bouclier n’avait pas cédé, Mitsumichi serait peut-être encore en vie. *soupire* Il serait encore à mes côtés, à m’épauler et m’encourager. Je ne serais probablement pas ici et cette voix, dans mon esprit, ne serait probablement jamais apparue ou, peut-être que si. Comment pourrais-je le savoir ? Je ne savais même pas comment et pourquoi elle était présente. D’ailleurs, tout ce qu’elle savait faire, c’était de me démoraliser et m’empêcher d’avancer. Elle ne m’apportait rien de bon tandis que Mitsumichi, lui, avait toujours été là pour moi et ce, peut importe la situation et mon humeur. C’était un ange … et il savait toujours comment me remonter le moral.

* Quoi ? Tu ne sourcilles même pas ? Il doit être moins cher à ton cœur que je ne l’aurais pensé ! – soupire - Dommage. Bah ! Tant pis pour lui … maintenant qu’il croupie six pierres sous terre … *

Et puis quoi encore ? Tu n’as toujours pas compris que, cette fois, je préfère ne pas te répondre ? Elle ne peut pas me foutre la paix deux secondes histoire que je médite en paix ? Allez Namida, respire, expire. Puis, je m’exécutai. Ignorant complètement mon « interlocuteur » fantôme. Je crois qu’elle continua de parler encore quelques heures, mais, cette fois, je n’entendais plus rien de cette voix. Mon esprit s’était vidé sur les pensées, positives, de Mitsumichi. Me rappelant certains conseils qui m’avaient enseigné lorsqu’il m’avait appris la méditation. Et oui, c’était lui qui me l’avait appris. Il m’avait dit que cela pourrait m’aider à garder le contrôle de moi-même et, il avait bien raison. Que j’aurais aimé le remercier.

Le temps devenait plus frais à mesure que les rayons du soleil se retiraient. Il serait bientôt l’heure pour moi d’y aller mais, mon entrainement n’était toujours pas terminé. Je devais continuer de persévérer. Ne serait-ce que pour mon vieil ami. Les yeux fermés, j’entendais le son de la rivière, de chaque goutte d’eau qui allaient mourir sur la terre ferme pour nourrir la verdure, les fleurs et les mauvaises herbes qui, visiblement, aimaient bien ce recoin de la clairière. Je respirais, j’écoutais et je vivais. Profitant de chaque instant de solitude. Chaque partie de mon corps, que je sollicitais, se détendait. Un à la fois, puis plusieurs ensembles. Les pieds, les jambes, torse, bras, tête, et j’en passe, aucun n’avait été oublié. J’avais enfin terminé. Lorsque j’ouvris les yeux, j’étais calme, sereine et surtout, en paix avec moi-même.

* Enfin ! T’as terminé ? *

Là, c’en était trop.

* Encore toi ! *
* Je t’avais pourtant dit que je voulais être « aimable » avec toi. Du coup, je t’ai laissé faire ton entrainement bidon *
* C’est de la méditation ! *
* Ouais bah … ça sert à rien ton truc !*
* Ça sert à rester calme et à ne plus … *


Du calme ! Du calme ! Tu ne vas quand même pas lui dire que tu veux la voir disparaître ? Des plans pour qu’elle apparaisse plus souvent.

* -rire- … à ne plus quoi ? Il faut croire que ça ne marche pas … tu n’as pas l’air si calme *
* (murmure incompréhensible) *
* Tu disais ? Je n’ai rien entendu. Ça ne sert à rien de parler si tu n’articules pas.*
* Rien d’important*
* Rien d’important … avec toi c’est toujours ainsi non ? Les gens insignifiants n’auront jamais rien d’important à dire. Tu peux donc cesser de parler pour le reste de tes jours … *


Et là voilà de retour, cette voix dans mon esprit qui ne cesse de me nuire, de me tourmenter. Voir que cela lui fait plaisir que je sois triste et malheureuse. Peut-être devrais-je trouver une autre façon pour qu’elle disparaisse. Et, s’il n’y en avait pas ? Que ferais-je ? – soupire – Non, je ne voulais pas envisager le pire … que le meilleur.

* Laisse-moi, j’ai une longue route à faire ! *
* Ma pauvre. Comme si je n’étais pas du voyage ! *
* Pourquoi tu es là ? *


Aussi bien être franche. Cette entité pouvait au moins répondre à cette question. Non ? Si elle était pour me hanter le reste de mes jours, aussi bien savoir pourquoi. Pourtant, la voix ne répondit pas. Elle se contenta de rire de ma personne et, je présume, de la question. Ainsi, je n’avais pas le droit de savoir. Brillant. Elle me gardait ainsi dans l’ignorance ce qui faisait d’elle la maîtresse des connaissances et de ma personne. Et moi ? Qu’un simple esclave qui n’avait d’autres choix que t’espérer. Mais, n’était-ce pas justement l’espoir qui faisait vivre ?

Crédits CSS - Namida Ten 2016

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