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Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé]

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MessageSujet: Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé] Jeu 12 Fév 2015 - 18:16

Quel ennui... Tu ne savais plus quoi faire Shô... Mark était parti de la maison depuis plusieurs jours pour aller voir un ami. Un ami malade, un mal se nommant la mort. Le vieil homme qui t'entraînait et t'hébergeait le connaissait bien et il voulait être à son chevet. Pour un adieu et un remerciement pour sa présence et son amitié, sûrement. Le vieil homme restait discret sur ses connaissances diverses et vairées.

Mais toi mon cher Slayer, tu t'étais installé là, dans la guilde qui a trahi son serment de fidélité au royaume. Te trouvant assis sur une chaise en bois dans la pièce principale, le corps écrasé sur une table ronde faisant face à ce qui te permettait de t'asseoir. Les bras croisés, la tête couchée sur les avant-bras. Tu t'ennuyais profondément et cela se voyait grâce aux bâillements que tu laissais sortir de ta bouche, un petit, fin et très léger nuage de poison en prime s'échappait en même temps. Ce même nuage presque invisible arrivait tout de même à faire tousser les personnes qui avaient le malheur de passer trop près de ton corps avachi.

Tu te demandais ce que tu pouvais faire, ce que tu voulais faire pour te bouger un peu, mais ta tête était beaucoup trop remplie de vide. Le vide des conversations, des rires gras ou sadiques. Le vide de l'inaction, un vide de nature étrange, car il bourrait sa tête tout en la laissant cette impression de manque, d'absence. Même dans cet état second, tu pouvais discerner des timbres familiers. Un psychopathe, un dingue, un meurtrier, un pauvre type qui ne savait même pas pourquoi il était resté à Thunder Light, un vantard... Oh la liste était longue...

Tu te souvenais de chacun d'eux, pas grâce à une magie de mémoire, non, il n'y avait nul besoin de magie pour ça. C'était plus le résultat d'une observation régulière, journalière. Ton sens de l'observation te servait bien dans ce genre de domaines ! Mais parfois, même la personne la plus patiente finissait par se lasser de la quiétude oppressante d'un lieu comme celui où tu te trouvais.

Tu te sentais bien dans la guilde d'autrefois. Lorsque tu fermais les yeux, cherchant à la revoir, cherchant à oublier tous ces évènements déplorables. Tu peinais à supprimer de ton esprit aussi perméable aux débats qu'une éponge l'était à l'eau, la quantité de personnages infréquentables qui se gaussaient de blagues ringardes et de récits de batailles sanguinaires.

Ils étaient fatigants, épuisants de négativité, lassants de violence et écœurants avec leurs histoires de meurtres... Comme si c'était un acte dont on pouvait se glorifier. Tu les voyais comme des horreurs, des êtres immondes ramenés par un type complètement dingue, mais dingue dans le mauvais sens du mot. La grande majorité des types peu recommandables de la guide ayant fait leur apparition suite au passage de Thunder Light, ils étaient pour la plus part très forts, donc les chercher était une chose à rayer de ta liste des idées idiotes à faire.    

Tu rouvris les yeux, cherchant du regard une personne normale, calme, paisible, une personne qui pouvait sembler un minimum saine d'esprit. Oh, tu pouvais en voir un peu partout, car il y en avait beaucoup. Bon, ''beaucoup'' pouvait être exagéré comme mot, mais cela ne changeait rien au fait que ces brebis égarées existaient belle et bien. Pauvres victimes de la folie d'un homme. Cette guilde était une sorte de mixte entre le Bien et le Mal.

Ton esprit se baladait ainsi, cherchant un rien pour se divertir un peu. La possibilité d'engager la discussion avec quelqu'un pouvait sembler être bonne, mais tu n'en fis rien. Tu avais déjà épuisé cette possibilité une heure auparavant avec un type qui se plaignait de la difficulté des missions, un type presque normal dans sa psychologie.

Tu n'étais pas très populaire ici, mais tu n'étais pas non plus le type le plus détesté. Il y avait bien pire, d'autant plus que ton sourire charmeur et ton discours hypocrite parfaitement maîtrisé te permettaient d'être d'accord avec tous ceux qui étaient ouverts à la discussion.

Malgré le fait que tu essayais de ne pas trop parler avec les personnes que tu définissais de ''malfaisante", il y avait un type parmi les puissants membres qui t'intriguait. Pas sur le fait qu'il t'était sympathique, bien au contraire, mais par son incroyable caractère. Un caractère horrible, insupportable pour toi, mais qui pourtant, te donnait une impression étrange. Rainer Akusei. Un Dragon Slayer lui aussi, doté d'une forte personnalité et d'une férocité sans noms pour ses cibles et ces collègues, il n'avait peur de rien, il le portait sur lui. Tu ne pouvais pas le supporter et pourtant, il avait quelque chose de magnétique. Peut-être enviais-tu son assurance et sa force ?

Tu l'avais vu arriver le jour de la trahison de la guilde d'Oak, te forçant ainsi à voir d'emblée ta plus grande faiblesse : Tu n'étais qu'un petit gars, bien faible à souhait face à une armée de guerrier sanguinaires plus puissants les uns que les autres.

Pourtant, tu fus l'un des seuls membres du ''Bien'' à rester malgré ta farouche opposition à ce changement. Tu étais peut-être un faible, mais tu n'allais pas fuir, tu allais combattre de l'intérieur. Une folie, mais passons le détail.

Ainsi, tu restais assis à vagabonder par ton esprit de sujet en sujet, sans liens entre chacun d'entre eux. Affalé, tu attendais, sans vraiment savoir quoi, sans vraiment savoir pourquoi, mais tu attendais.

Depuis trois jours déjà ton maître de l'art de l'épée avait quitté son domicile. Tu t'étais déjà entrainé toute la matinée à toujours répéter les mêmes mouvements comme le refrain d'une musique lancinante, comme tu le faisais souvent d'ailleurs. L'on ne pouvait passer ses journées à s'entraîner à l'épée sans vouloir ne serait-ce qu'une fois se mesurer à un défi permettant de voir de démontrer ses capacités, pas à une personne tierce, mais à toi-même. Tu pouvais analyser le comportement d'une personne dans les grandes lignes, alors tu devais pouvoir déceler tes propres failles dans. Non ? Après ton entraînement, tu étais allé dans la guilde pour prouver que tu n'avais pas de répulsion et donc que tu étais toujours d'accord avec les idées de Celcius. Mais ce n'était que ce que tu pensais renvoyer comme image. Et après comme je l'ai dit plus précédemment, tu t'étais mis à discuter avec un membre pour après finir sur ta chaise et ta table.

Le manque d'action te rongeait. Le problème était que tu n'avais pas la volonté de vouloir faire une mission à l'autre bout du pays pour au final n'avoir comme seule récompense qu'un paquet de stupides pièces de monnaie... Qu'est-ce que ces Jewels avaient de si... Attrayant. Tu ne pouvais pas les voir en peinture et pourtant, tu devais faire avec.

Parfois, tu te demandais s'il ne fallait pas changer ce système inégal, pourri jusqu'à la moelle. Des gens mourraient tous les jours pour un paquet de biffetons. Tu partageais l'avis de ton senseï : « L'argent n'est que la preuve que l'Homme n'est pas assez évolué pour vivre en société ». Alors quand on venait te parler de la capacité de l'humain à vivre en communauté, tu ne pouvais faire autrement que de réprimer une envie d'en coller une à la personne qui osait raconter une ânerie pareille.

Alors que tu divaguais encore et encore dans le monde merveilleusement chiant des pensées hasardeuses, un membre de ta guilde vint te trouver et de sa voix rauque te fit part de la volonté de Celcius de te voir.

Tes yeux montrant encore ton état de semi-conscience furent subitement transformés en yeux de surprises. Tu ne pouvais t'empêcher de penser :

*Mais qu'est-ce qu'il me veut encore celui-là.*

Eh oui, toi qui ne pouvais le supporter, tu devais te faire à l'idée qu'il était ton supérieur et que te demander quelque chose devait forcément impliquer une possibilité de devoir faire un truc à l'encontre de ton éthique. Mais bon, tu pris tout de même la peine de reformer ton joli sourire et ton regard joyeux. Remerciant poliment l'homme musclé t'ayant informé, te levant sans convictions pour te diriger vers le bureau du maître.

Toi qui ne pouvais plus le considérer comme un allié, tu allais devoir défendre ton bifteck contre ce barbu.

Frappant trois fois à la porte menant à son lieu de travail, tu entendis la voix de cet homme te dire d'entrer en prononçant ton nom. Même s'il t'avait fait appeler, cela pouvait être quelqu'un d'autre... Pouvait-il sentir que c'était toi ? Etait-ce juste de la logique ? Tu ne le savais pas.

Tu n'avais plus qu'à pousser la porte et entrer, ce que tu fis d'ailleurs. Refermant la porte derrière toi, tu te mis dans une bonne disposition mentale pour jouer ton rôle de gentille fourmi ouvrière faisant tout ce qu'on lui demandait. Tu faisais un sacrifice énorme pour ton but ultime. Le sacrifice de faire semblant d'approuver tous les choix de ce traître pour le but ultime de mieux le détrôner.

Tu ne voulais pas lui succéder, tu n'en avais aucune envie. Ce que tu voulais, c'était rendre à la guilde sa gloire d'antan, son brillant. Mais si tu n'y parvenais pas, alors tu la détruirais de tes propres mains. Voilà l'idée. Quel programme ! Est-ce utile de rajouter ''irréalisable'' ?

Pour en revenir à action présente, le maître Celcius te demanda d'approcher et de lire le contenu d'une feuille de papier. A première vue, un simple document, peut-être une mission. Pas de chance ! Il s'agissait d'une lettre de menace ! Plus précisément, une guilde du nom de Shadow Panther voulant détruire Thunder Light. Cette guilde inconnue donnait sa position géographique afin de défier ouvertement la guilde de l'aigle.

Outre le fait que le papier était bourré de fautes et était très mal écrit, le contenu en lui-même était ridicule. Des types voulant combattre l'une des plus puissantes guildes de Fiore... Tu fis part de tes pensées quant à ces mages un petit peu trop sûrs d'eux à l'homme assis derrière sa table de travail.

Celui-ci ne put qu'acquiescer. Oh, crois-moi, tu n'es pas au bout de tes surprises, car le voilà qui se mit à te confier une mission. En effet, étant donné que Thunder' avait beaucoup de problèmes à régler et qui étaient pour la plus part autrement plus importants, il te demanda d'aller te charger d'eux. Sans personne d'autre que ta petite personne pour régler leur compte.

Devant une telle demande, tu en vins à sourire nerveusement. Cela te rappela une vieille expérience n'est-ce pas Shô. Quand tu avais été invité à rejoindre une Guilde noire. Celle que tu as tentée de combattre seul et où Mark t'a sauvé d'une mort inéluctable. Tu voyais en cette mission une sorte de revanche sur le passé et peut-être même une possibilité de te faire quelques informateurs si tu pouvais manipuler ces guignols.

Ainsi, tu mis fin à ce sourire nerveux peu sérieux pour le faire devenir amusé, tu fis comprendre à ton interlocuteur que tu acceptais la mission. Il en fut ravi et alla même jusqu'à te promettre une récompense en Jewels, comme une véritable quête de panneau.

Tu te mis à tourner les talons avant de te faire interpeller par l'homme qui te servait de patron. Il voulait te préciser que, l'espace d'un combat, tu avais l'honneur de Thunder Light sur les épaules. Comme n'importe quel idiot dans ces cas-là, tu le questionnas sur son choix, pourquoi toi ? Il répondit simplement qu'il t'avait vu t'ennuyer depuis plusieurs jours et que c'était du gâchis de ne pas utiliser le potentiel d'un Dragon Slayer pour éloigner de possibles menaces pour la guilde d'Oak. Il rajouta que lors de ton entrée à Thunder', tu avais dit que tu souhaitais être utile à la guilde, si celle-ci en avait besoin.

Il croyait que tu pouvais oublier ce qu'il avait fait de cette même guilde qu'il voulait que tu défendes et gentiment de faire avaler qu'il te donnait une mission parce que tu semblais t'ennuyer ? Te prenait-il pour un idiot ? Bah, s'il voulait t'écraser, il pourrait le faire en un claquement de doigts.

Peut-être faisait-il ça pour tester ta volonté de servir SES intérêts, ou alors voulait-il te stimuler pour te forcer à te battre contre les panthères avec d'autant plus de conviction pour lui prouver qu'il avait raison de vouloir te faire confiance. Ou alors il y avait autre chose de plus subtil que tu n'arrivais pas à saisir. Ce que Celcius pouvait t'énerver par moment. Enfin, plus que d'habitude. Tout ce que tu savais, était que tu devais faire en sorte de pondre un joli plan pour tirer tes marrons du feu et des deux côtés du tableau.

Bien, ainsi avec ton lot de questions, d'interrogations et de plans foireux, tu te mis en chemin. Vers chez-toi bien sûr ! Shadow Panther se trouvait vers la forêt boréale d'après le papier que tu avais lu et que le barbu t'avait laissé. Ce n'était pas porte à-côté. Toi qui ne voulais pas partir à je ne sais pas combien de kilomètres, tu étais servi mon ami !

Rentrant dans la maison, tu pris toutes tes affaires afin de pouvoir subvenir aux possibles besoins de la mission. Ce que tu voulais, c'était faire de cette guilde d'idiots prétentieux des alliés cachés. Toi qui t'ennuyais il y a quelques minutes, tu te retrouvais avec un groupe de mage complet à abattre, battre ou juste convaincre. Pour le moment, il était préférable de ne pas faire de plans sur la comète et d'attendre d'être sur place.

Tu fus tout de même assez prévoyant, en écrivant sur un papier à Mark que tu partais en mission. Un petit mot afin d'éviter qu'il ne se pose des questions inutiles. Pour le reste, tu ne voulais pas t'encombrer d'une sacoche pleine à craquer. Ton katana à la ceinture, un bout de chocolat bien noir entre les dents, un porte-monnaie dans la poche et une fiole de poison dans l’autre allaient largement suffire. Le reste, tu le prendrais directement à Yuyama, la ville la plus proche du lieu de rencontre inter-guildes.

Tu avais envie de te pousser dans tes retranchements, comme pour voir si le fait d'être aux pieds du mur te permettait d'obtenir un plus grand ressenti des choses t'environnant, une plus grande volonté de vaincre. Au dernier moment, tu te dis qu'il te fallait une boussole pour savoir où aller, exactement, bonne initiative. Tu l'utiliseras pour trouver une porte de sortie quand les mages de la panthère de l'ombre seront en train de te mettre en charpie. Oups... Je n'ai rien dit.

Donc ! Tu sortis et partis de chez-toi en quête du groupe à éliminer ou à rallier à ta cause. Tu ne te faisais pas beaucoup d'illusions, surtout quant à la difficulté du combat qui allait obligatoirement avoir lieu, mais parfois l'optimisme pouvait être une arme faiseuse d'idées géniales. Tu savais que Celcius n'avait pas tout dit, qu'il avait une idée derrière la tête, mais tu ne savais pas quoi et tu le sauras probablement jamais. Il savait que tu n'étais pas le plus fort. Peut-être t'avait-il demandé parce qu'il n'y avait personne d'autre de disponible... C'était sûrement ça ou peut-être était-ce vraiment une épreuve de fidélité et obédience totale ou alors...?

Arrêtes de réfléchir comme si tu étais Sherlock Holmes, ça ne te va pas du tout... Pour en revenir à nos moutons, je puis te dire mon cher Shô, que malgré ton premier élan de courage pour traverser tout Fiore à pieds, tu te rendis compte de l'absurdité de son entreprise. Voilà une bien sage décision de prendre le train, même si tu allais devoir te remettre de tes émotions avant de jouer le ''Survivants de la bataille ultime''.

Ce périple en train passant par une chaîne montagneuse et le résonnement te forçant à prendre ce fichu mode de déplacement, te rappelaient ton petit voyage à Cliver et ta rencontre avec le Water God Slayer. Sacré mage celui-là. Tout ceci pour dire que tu n'avais aucune envie de te retrouver avec le vertige et le mal des transports en plus du froid et d'un combat proche de l'impossible. Même si ça te semblait faisable, toi, le joyeux idiot. Oh oui, tu avais appris la leçon. Ainsi donc, tu tirais les rideaux pour ne pas pouvoir voir au travers de la fenêtre. Tu pris place dans la position la plus confortable possible pour résister aux mieux, et malheureusement en vain aux effets dévastateurs que les engins de transports avaient sur toi, espérant ne pas ressembler à un résidu de Pourfendeur de Dragon malade.

L'idée était de prendre le train jusqu'à Yuyama et boucler le reste du chemin à pieds avec un manteau bien chaud, lui-même acheté dans la ville aux bords des chaînes de Yu. Comme la nuit allait probablement déjà être tombée à ton arrivé là-bas, tu pensais déjà à l'idée de trouver un hôtel ou une auberge.

Je ne décrirai pas le nombre incalculable de fois où tu as été malade, je tiens à préserver l'intégrité stomacale des lecteurs. Je peux te dire qu'au moins, tu as fait preuve de courage en descendant du train tel un asticot malade à moitié écrasé, vraiment. Et comme prévu, la beauté de Yuyama n'avait d'égale que le froid perçant qui y régnait. La nuit déjà bien avancée qui embellissait l'ensemble couplé à un vieux dicton : L'équilibre des choses apparaît lorsque chose positive est contrebalancée par une négative et vice-versa. Retiens bien, jeune guerrier. J'hésite à rajouter rampant à te voir comme ça.

Tout se déroulait comme tu le voulais. Tu avais acheté une parka totalement noire dans une petite boutique non loin de la gare, après avoir récupéré un peu de ta forme. Tu pus de ce fait partir en direction du centre de cet ensemble de bâtisses toutes plus intrigantes les unes que les autres. Cette région de Fiore avait la réputation d'être très froide, mais aussi d'être majestueuse grâce à cette agglomération. Il y avait des constructions qui semblaient venir d'une époque contemporaine au reste du pays et en même temps, totalement différente. Après avoir fait le strict minimum de tourisme, tu pus trouver un hôtel pas trop cher et dormir avant ton périple qui promettait d'être rude, très rude.

Le lendemain, tu repartis aux premières lueurs de l'aube afin d'accomplir ta mission et si possible la retourner à ton avantage.

Le matin. Il faisait froid, tu avais froid. Marcher dans la neige millénaire avec une simple parka, un manteau, une jaquette et une chemise, quelle idiotie ! Tu voulais être aux pieds du mur ? Bravo, tu y es arrivé, applaudissons notre Slayer complètement marteau !

Etrange. Tu ne te plaignais pas, c'était presque comme si tu acceptais ton sort, voulant recevoir la totalité du jugement, arrêter de te plaindre l'espace d'un combat. Tu avais commis une erreur et telle était ta punition, la punition de t'être pris pour quelqu'un de plus fort que tu ne l'étais. Tout comme ton maître des arts samurai te l'enseignait : « Quand tu te trompes, n'attends pas que l'on t'aide, essaie de t'aider tout seul, après on verra. » C'était vrai, mais bon, se faire aider n'était pas si mal non plus ! Tu allais profiter de ce combat pour de venir plus fort. Et ce, dans tous les sens du mot. Plus Fort !

Mais étrangement, malgré ton corps qui se réchauffait tant bien que mal en utilisant la chaleur émise par ta marche, tu pus adapter peu à peu ton corps à la température ambiante, même si tu frissonnais et te gelais toujours les miches comme dans un congélateur.

Crois-moi, tu n'as plus le temps de t'occuper du froid.

Les aurores boréales présentent au loin dansaient, montrant la violence du combat entre les rayons telluriques et les rayons cosmiques. Seuls des êtres inconscients voudraient se mettre en dessous. Et pourtant, tu étais là. A sentir le danger de plus en plus proche. Bien entendu, je ne parlais pas du danger des aurores, mais celui des crocs de la panthère. C'était certain, ils allaient jaillir pour mordre le dragon, mais quand, et surtout, comment les éviter ? Tu étais presque arrivé au point indiqué sur la lettre de menace. Tu avais bien fait de la prendre avec toi en fin de compte.


Cette sensation, tu la connaissais bien, le stress intense, l'adrénaline montante. Le froid cachait les odeurs que ton odorat pouvait sentir, les diluants. Ton corps se réchauffait, le stress faisant monter ta température.

Si cette guilde voulait décider de t'attaquer, elle serait en position de force, sachant qu'elle avait l'aurait l'avantage de connaître le terrain et d'être plus nombreux. Tu le savais très bien et surtout, tu savais que rien n'était plus efficace qu'un bon plan foireux pour déjouer des pièges réfléchis. Du moins, c'était la théorie.

Tu y étais presque, à quelques centaines de mètres, un bâtiment se dessinait, c'était trop loin pour que tu puisses le décrire. Tu avais le sentiment que ton épée allait devoir être dégainée et sur le champ !


Dernière édition par Shô Weissdren le Sam 28 Mar 2015 - 20:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé] Mar 17 Fév 2015 - 11:39

Voilà maintenant plusieurs heures que le dragon de Thunder Light luttait contre le climat hostile de la région. Mais pas en vain, son objectif venait d’apparaitre dans son champ de vision sous la forme d’un chalet en bois des plus classiques. Hormis l’énorme sculpture glacée en forme de panthère trônant sur le toit, rien ne pouvait laisser penser que ce bâtiment habitait une guilde noire en pleine expansion. Les mages de celle-ci n’étaient peut-être pas encore au niveau de ceux de la guilde n°1 de Fiore (ex-æquo), mais ils possédaient l’avantage du terrain. Et ils comptaient bien l’utiliser ! Voilà maintenant plusieurs minutes que le venimeux dragon était suivi, les longs manteaux blanchâtres permettaient aux panthères de se camoufler parfaitement dans le décor. Positionnées et prêtes à l’action, elles n’attendaient plus que le signal pour refermer leur mâchoire sur l’intrus. Ce dernier vint sous la forme d’une chouette harfang de belle taille son cri retentit, résonnant dans le calme ambiant. Il était temps…

Un grondement vint faire trembler la terre, il enflait lentement tandis que les flots de neige se rapprochaient de Shô. Une avalanche surgit de nulle part s'abattit sur le dragon, le recouvrant sous deux bons mètres de neige. C'est ce moment que choisit une chimère aux proportions hors normes pour venir se positionner dans les cieux, à la verticale du cercueil enneigé. Sa gueule pleine de crocs s'ouvrit en grand laissant échapper un nuage de gaz fortement toxique. Puis sans crier garde, la créature vomit une sphère enflammée à l'endroit où le dragon était supposément enterré. Vous en voulez plus ? Une silhouette sortit lentement du chalet puis s'immobilisa à la limite de la neige. Un golem de glace apparut, fonçant droit sur le lieu de l'affrontement tandis que le rire de son créateur se faisait entendre. Un seul ennemi contre toute une guilde ? À quoi pensait le maître de Thunder Light en confiant une telle mission à un homme seul... Les choses se présentaient mal et l'avenir du dragon venimeux semblait incertain.

La chimère vint se placer à la verticale du maker tandis qu'une ombre enneigée se rapprochait de ses deux acolytes. Les trois protecteurs de Shadow Panther, le trio magique, la dream team... Tant de titres autoproclamés pour ses trois mages gonflés d'orgueil. Malgré ça, les sous-estimer serait une erreur fatale pour Shô et sa riposte devrait être à la hauteur pour les pulvériser. Ils étaient le seul et unique barrage entre l'intrus et leur maître.



____________________________________________________________________________________


- Tu te trouves face à trois adversaires habitués à se battre en équipe.
- Un mage possède une magie basée sur le contrôle de la neige (600PPs), il combattra à distance en se dissimulant du mieux possible.
- Un mage possède le Take Over Beast Soul avec comme forme complète une chimère contrôlant le feu (600PPs), il combattra dans les airs autant qu’au corps à corps qu’à distance.
- Le dernier des trois est un Ice Maker avec des créations dynamiques uniquement (600PPs). Son golem de glace te fonce dessus à l’heure actuelle.

Bonne chance o/
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MessageSujet: Re: Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé] Ven 27 Fév 2015 - 18:31

Marchant dans la neige, mes bottes s'enfonçaient de plusieurs centimètres dans ce manteau blanc immaculé, tandis que mon corps frissonnait presque toutes les dix secondes à cause de la température ambiante. Ce n'était vraiment pas le même climat qu'à Oak. J'étais loin, très loin de chez-moi et surtout très loin de toutes aides quel qu’elles soient. Tandis que mon corps tremblait de froid et que ma tête faisait de légers mouvements de droite à gauche, probablement par réflexe pour tenter de créer de la chaleur par le mouvement, je pus voir au loin un bâtiment se dessiner de mieux en mieux. Ce n'était pas digne d'un roi, ni même de moi. Un chalet en bois tout ce qu'il y avait de plus normal et de plus simple. La seule chose qui le rendait différent, c'était cette statue gelée sur le toit, la sculpture d'une panthère.

Pas besoin de vous faire un dessin, vous aviez déjà compris la chose en même temps que moi : Shadow Panther. Leur repère, leur quartier général était juste à portée de vue. Il fallait admettre que ce bâtiment était très adapté pour les mages y résidant, tape à l'œil, mais quand on fouillait un peu, il n'y avait pas grand-chose. Je faisais peut-être passer la charrue avant les bœufs, mais bon, je ne m'attendais pas non plus aux mages les plus puissants de l'univers. Cela dit, la tâche allait tout de même être rude.

Les bras croisés, main droite sur mon sabre de samurai, j'étais sur le qui-vive et aussi un peu sur le qui-gèle. Dans tous les cas de figure, je n'allais pas les laisser me mener en bateau, j'allais en finir vite en bien. Qu'est-ce que j'en avais à cirer de savoir s'ils avaient une bicoque à la noix ou non. Ce que je voulais, c'était soi les détruire, soi en faire mes alliés. Même dans le deuxième cas de figure, les combats étaient inévitables. Pour faire comprendre certaines choses aux humains, il fallait parfois leur botter le gluteus maximus.

Bon, pour en revenir au moment présent, je continuais à marcher, à avancer et je me permis même le droit d'accélérer pour échauffer un peu mes muscles bien refroidis. Non, parce qu'avec le froid régnant dans le coin et le silence glacial, la température chutait vite et sur bien des plans. N'oublions pas que dans cette région du pays, quand le mercure atteignait les zéros degrés, les gens sortaient en maillot de bain, en se faisant bronzer sous les aurores boréales...

Alors que le chalet était toujours plus proche de moi, une chouette vint briser la monotonie des décibels émis par ma respiration et le crissement de mes semelles sur la neige.

Soudainement, un tremblement de terre ou plus exactement, un tremblement de neige eut lieu. Le plus gros mouvement ‘’sismique’’ se trouvait à droite, donc mon regard se tourna instinctivement à tribord.  

Misère ! Voilà que sur la pente de droite une énorme masse de neige surgit comme un tsunami. Devant un tel spectacle, mon sang ne fit qu'un tour. Genou gauche à terre, pied droit bien appuyé sur le sol, bras droit sur l'estomac avec la main ne lâchant pas le manche du katana et enfin le creux du coude gauche couvrant les yeux. Toute cette cinématique pour donner une boule humaine recroquevillée et bien protégée.

Bon, ça ne m'a pas empêché de me faire brinquebaler sur plusieurs mètres, par l'avalanche, je devais avoir fait au moins quatre mètres à vue de nez, ce n'était pas une avalanche très puissante. D'ailleurs, pourquoi appelait-on ça, une avalanche ? Ce n'est que de l'eau froide qui se déplaçait comme un tsunami. Donc si on se trouvait en face d'une avalanche de gaz, ça donnerait une gazavanche ou une gazami ? J'étais en pleine dérive là... Enfin bref.

Comme je le disais, l'avalanche m'a emporté à vue de nez sur plusieurs mètres et au vue de la pression écrasante qu'il y avait sur moi après arrêt du mouvement, j'étais bien enneigé. Tout ça à cause d'un hululement de chouette ? Etrange.

En attendant, je ne devais prendre aucun risque, quitte à devoir creuser une galerie sous cette matière blanche et froide. Quelle que soit l'idée de base, rien que de me retourner fut une sacrée épreuve... Cette neige, écrasante m'empêchait de me mouvoir correctement. A vrai dire, c'était à peine le fait de bouger le bras n'était pas un effort digne de remettre une médaille à l'auteur de cet acte incroyable. Je ne savais pas pourquoi, mais mon instinct criait au loup, il voulait me dire un truc du genre :


« Dégages de là ou tu vas y passer ».

Oui, mon instinct était très imagé alors que moi, le conscient, était très poli. Il devait bien y avoir l’un pour compenser l’autre non ?

Il fallait se résoudre à l'idée qu'imiter une taupe des neiges, n'était pas ma meilleure idée de l'année, loin de-là d'ailleurs... Et que dire des grondements au-dessus de cette fichue couverture blanche réfrigérante. Déjà, ce que je pouvais dire, c'était que j'étais sur le ventre et que je ne me sentais pas vraiment en position de force. Ce n'était déjà pas le cas avant, mais alors là...

Et d'un seul coup, alors que je me sentais de plus en plus claustrophobe dans ce véritable cercueil, une explosion retentit et fit fondre la neige. Des flammes vinrent dire bonjour à mon manteau, au niveau de mes omoplates, la combustion commença à dévorer la matière qui composait l'habit à une vitesse très inquiétante.

Sans me poser plus de questions, je pus sentir que mes membres étaient enfin libres ! Oui, enfin, je pouvais... Me rouler sur cette même eau refroidie sur qui je pestais quelques secondes auparavant ! Juste après m'être débarrassé de ce feu envahissant, je fis tomber le manteau pour me retrouver avec mes habits habituels, qui ne me semblaient pas endommagés. Me redressant au plus vite et courant hors du cratère improvisé qui m'était destiné, je fis la désagréable rencontre d'une chimère et d'un type sortant du chalet.

Rappelez-moi de ne plus jamais critiquer une bâtisse en bois, avec une statue de panthère sur le toit, qui se trouve être paumée dans le Nord de Fiore, ça porte la poisse.

Hum... Bien. Faisons un résumé sérieux de la situation. Une chimère volante qui jette des boules de feu capables de cramer les parkas. Un Ice Maker qui a fait apparaître un golem de glace fonçant tout droit pour me faire un gros câlin musclé et un truc qui bougeait, mais je ne savais pas si c'était un mage ou non. Cette odeur de brûlé, il n'y avait rien de pire pour vous faire perdre vos capacités de repérage à l'odorat.

Donc, que disais-je au sujet des plans foireux ? Ah oui, qu'ils étaient faits pour déjouer les plans bien élaborés. Pour le moment, ma priorité était juste devant moi : Le produit surgelé créé par le Maker. Je savais que c'était un Maker, parce qu'il avait pris sa pose si particulière, une pause qui même de loin était facilement identifiable.

Mon regard alla vers la gauche, rien qui pouvait m'aider, sur la droite, pareil. Donc, la logique m'imposait le raisonnement suivant, il fallait attaquer le Maker et la chimère, avant le golem. Oui, une chimère volante, qui crachait des flammes et avait des muscles aussi gros que ma tête.

Gonflé à bloc, je me mis à courir vers le sprinter de glace pour user d'une technique qui a su vaincre les plus grands comme les plus faibles et accessoirement, aussi les moyens : L'esquive !

La question véritables du moment n’était pas ‘’comment’’, mais ‘’quand’’. Une fois que le ‘’quand’’ serait valide, le ‘’comment’’ viendrait tout seul.

Donc, fort de ma détermination à ne pas vouloir me prendre un coup-de-poing colossal, je fis en sorte de me déplacer soudainement à ma gauche, esquivant l'énorme masse du golem par la même occasion. Maintenant, il me fallait m'occuper du Maker ou de la chimère, en fonction du premier qui viendra physique à ma rencontre.

Laissant le bourrin de glace derrière moi, je fis en sorte de courir vers le chalet. Néanmoins, l'hybride volant ne me laissa pas avancer bien loin avant de me foncer dessus à son tour. Pour vous donner une idée, derrière il y avait la création de glace et devant la chimère. Une sorte d'étau dont je me serai bien passé.

Comme prévu, le monstre au corps de lion voulut m'attaquer au corps-à-corps au vu de sa trajectoire et de la position de sa patte droite. Malgré tous mes efforts, je n'eus pas la possibilité d'esquiver son attaque, comme si quelque chose avait entravé ma course. Je ne pouvais pas éviter son coup, mais l'option sabre pouvait être encore valide, du moins, c'était ce que je pensais... Dommage pour moi, l'autre bête grosse et moche me fila un magnifique coup de patte en plein visage, m'étalant sur le sol. Etrangement, l'entrave n'était plus là pour me retenir de tomber.

Vous n'aviez encore rien vu, parce que le golem m'avait rattrapé pendant le petit temps d'immobilisation et il me sauta dessus comme un fou pour m'écraser sous son poids. J'eus juste assez de temps pour me mettre hors de portée à l'aide d'une roulade vers la gauche.

Oui, le côté gauche offrait un assez grand espace pour esquiver. Il y avait de nombreux arbres dans la zone de droite, c'était idéal pour se cacher. Je ne voulais pas à avoir recours à ce genre de techniques, mais un ennemi, lui pouvait vouloir. En attendant, j'étais agenouillé, prêt pour me relever, dommage pour moi, mon corps fut à nouveau entravé. Mes genoux, mes pieds, toutes les parties en contact avec la neige étaient paralysées. Et pendant mon immobilisme, devinez qui voulait m'atteindre ? La création de glace et le monstre hybride.

Tous deux préparèrent un coup-de-poing simultané avec l'autre. Mais les deux zigotos avaient oublié un truc ! Je suis un Dragon Slayer et en prime, je commençais à ne plus supporter la pestilentielle odeur de la chimère. Lorsqu'ils voulurent envoyer les coups-de-poing synchronisés, je me mis en position pour exécuter mon «
Yokugeki ». Les deux bras dirigés vers la droite, les mains recouvertes de poison et d'un coup d'un seul, je fis un mouvement rapide et horizontal avec mes membres supérieurs, délivrant une grande quantité de poison sous forme d'un vague avançant droit sur mes adversaires. Le monstre fut projeté quelques mètres plus loin et la création de glace, quasiment détruite. Sortant mon katana de son fourreau pour trancher la neige, je pus ainsi me libérer et tracer droit vers la créature mi-lion, mi-autre chose.

Une petite «
Saiga » en uppercut lui ferait le plus grand bien.

Je fus surpris de voir que cette chose pouvait parler et je dirai même, quelle parlait très bien la langue humaine, m’enfin, c’était surtout pour jurer, m’insulter, pester… etc.

Le Maker cria à son allié ailé de ne pas bouger, la première idée qui me vint en tête fut de regarder en direction du mage de glace. Celui-ci lança des corneilles de glace fonçant sur moi. Décidément, j'étais une star dans le coin, tout le monde me sautait dessus.

Pour les corneilles, bien qu'assez rapides, elles ne semblaient pas présenter une grande menace, je ne fis donc que me pousser à nouveau, pour une fois de plus me retrouver entravé. Devant l'urgence de la situation, mon katana me servit à détruire deux volatiles gelés qui attaquaient des points critiques de mon organisme.

Le plus surprenant venait surtout de cette neige. Il y avait un autre type dans le coin, l'ombre que j'avais vue tout à l'heure, ce n'était peut-être pas un animal local. Sur les cinq volatiles, un me rata, deux furent détruits et les trois autres ne firent que m'érafler au niveau du bras gauche et des deux cuisses, rien de bien méchant, ne vous en faites pas.

Toujours bloqué par la matière blanche, je ne pouvais me mouvoir et je ne pouvais pas réutiliser la technique du sabre, ce n'était pas la même situation et là franchement, j'en avais assez. Les petits tours de passe-passe, ça allait bien cinq minutes. Je ne voulais pas y passer la nuit et je devais parler au patron de cette guilde de guignols. N'étant pas tellement bavards, je devais en déduire qu'ils allaient m'envoyer paître si je leur disais que je voulais juste parler à leur patron.

Ma patience pouvait être importante, mais là, on parlait d'une guilde complète et donc de gros ennuis à la clé.

De ces bonnes paroles, ma volonté fut gonflée à bloc, prêt pour en finir une fois pour toutes avec eux. Le golem approchant, je n'eus qu'à enlever mes bottes ou plus exactement, faire sortir mes pieds des bottes pour esquiver sa nouvelle attaque, tandis que la chimère semblait pester de moins en moins. Mon poison semblait avoir fait effet.

Sans semelles pour me protéger du froid, je ne mis pas longtemps avant d'enchaîner avec une autre attaque. La «
Saiga » qui était destiné à la grosse bestiole fut finalement d'attaque qui détruisit la création dynamique en la coupant littéralement en deux, par un coup de pied rotatif.

J'avais déjà utilisé pas mal d'énergie contre ces trois-là... Et ils étaient toujours en bonne voie pour m'énerver. Surtout, ne pas s'énerver. Désormais, pour le reste du combat contre les trois zigotos, je ne devais faire appel qu'à l'art des samurais et rien d'autre, enfin essayer. Je remis mes bottes en coupant la neige sous les semelles. Mes mouvements à nouveau libres, je mis mon katana sous la gorge de la créature au corps de lion et mis les deux pieds sur son flanc gauche, l'autre flan étant couché sur la neige. Cette position, bien que pas très stable me permettait d'échapper à la paralysie de la neige.

Maintenant, je devais essayer de trouver un moyen de me débarrasser du Maker, de l'embusquer et de la chose sous mes pieds. Le monstre comprenait que le moindre mouvement lui serait fatal, le moindre geste brusque pouvait être son dernier. J'observais les alentours...

Le manipulateur de la glace ne voulait plus bouger, certainement qu'il imaginait une menace dans le genre : «
Si tu bouges, je le tue ». Au fond, ce n'était peut-être pas si faux que ça...

Et puis enfin un geste trahit la présence de l'embusqué, un mouvement dans les arbres plus exactement. La neige tombant de la branche, je pus repérer l'endroit. Ne me faisant pas prier plus longtemps, mon bras gauche se leva quasi-instinctivement afin de faire fuir de sa cachette l'amateur de cache-cache. Grâce à mon «
Dokuryu no Ringa », il fut vite mis à défaut. Ne savait-il pas que c'était une technique avec une large zone de frappe ? Comment le pouvait-il ?

Dans tous les cas, l'adversaire fut d'abord débusqué, puis bombardé par une multitude de d'écailles rouge et noire et enfin fut mis au sol. Mon assaut prit fin au moment où la personne que je voyais de loin tomba sur les genoux. Je ne voulais pas le tuer non plus. La dose de poison que je lui avais planté dans corps devait l'avoir calmé. Quant à celui sous mes bottes ? Il tenta de se rebeller devant le malheureux spectacle que je lui offrais, mais la lame argentée de mon arme vint se planter dans son aile gauche, l'arrêtant net dans sa tentative de vouloir me jeter une nouvelle boule de feu. Soudainement, il se retransforma dans un nuage de fumée en humain. Ce même homme semblait affaibli et bien malade, parfait, deux sur trois !

Le mage de glace ne tarda pas à s'énerver. J'avais beau penser à ne pas utiliser mes pouvoirs, je ne pouvais pas faire autrement et puis j'avais deux fioles de poison. Ce n'était pas grand-chose, mais ça pouvait faire l'affaire. Cette tactique à longue distance utilisée par les mages de cette guilde noire me forçait à user de la magie. Peut-être que les futurs combats allaient me fournir une plus grande opportunité pour voir ma progression au niveau martiale et non celle magique, même si c'était important. Voilà que je commençais à résonner comme Mark...

Nous étions en face-à-face. Lui contre moi. La panthère contre le dragon, ce n'était que le premier duel en un contre un de la journée, enfin ! Mon adversaire encore debout ne tarda pas à foncer sur moi en jetant à nouveau des corneilles. Visant toutes le même endroit, moi. Je n'eux qu'à planter mon katana dans le sol, en diagonale et l'utiliser comme pilier pour sauter et esquiver.

Une fois la vague passée, je repris mon arme à l'envers, la lame pointée vers le bas et pommeau vers le haut. Courant à bon train, mais sans m'essouffler pour autant, je tentai de faire se réduite la distance entre lui et mon épée. Je devais en finir avec ma lame, pas la magie. Je devais me répéter la méthode encore et encore. Pas de magie nom d'un chien !

Une fois que la distance entre nous fut assez courte, le membre de Shadow Panther fut soudain pris d'un élan de camaraderie et de reproches.


Toi... Tu ne peux être qu'un membre de Thunder Light pour nous attaquer. Le faire seul, c'est une insulte que ton maître profère au mien et aux autres membres de MA guilde. Tu as attaqué mes amis... Moi, le seul gardien de la guilde encore debout, le chef de la Dream Team, je jure que je te vaincrai comme il se d...

Je l'interrompis en jetant mon sabre vers lui. Forcé d'esquiver, il dut ouvrir une faille dans sa défense pour tenter de prendre l'arme et la retourner contre moi. Pas de chance pour lui, j'étais bien échauffé et de ce fait, mon corps encore chaud réclamait plus de mouvements ! Je ne pouvais que lui obéir dans de telles circonstances.

Pendant qu'il était déconcentré, je lui fis la démonstration de mes talents de boxeur improvisé. Deux coups-de-poing dans le visage, un coup de genou dans le ventre et je repris mon sabre. Grâce au pommeau, un coup violent vint s'abattre sur sa nuque et l'assomma sur le coup. Etant le moins endommagé du lot, je pris la peine d'endommager bénignement ses mains. Ce n'était pas dangereux pour lui, mais fort douloureux. Une petite tentative pour éviter de me retrouver avec un survivant quand je serai en plein combat contre le reste de son groupe.

Ma main gauche dans la poche, je pris une fiole de poison à moitié cassée à cause de l'avalanche, et j'en bus le contenu restant. Je me sentais un peu mieux, mais j'avais bien tapé dans mes réserves. La suite allait être difficile à gérer et j'avais intérêt à me débrouiller mieux que je ne l'avais fait jusqu'à présent. Me présentant devant la porte du chalet, je frappai quatre fois pour partir de l'axe de la porte. M'éloignant le plus possible vers la droite, en évitant les vitres, j'attendais la suite.


Spoiler:
 


Dernière édition par Shô Weissdren le Sam 28 Mar 2015 - 21:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé] Mar 10 Mar 2015 - 11:14

Le dragon ne semblait pas décidé à se laisser abattre aussi facilement. Il surgit du traquenard mis en place par la Dream Team au pas de course pour se retrouver face à un nouveau problème. Le golem. Le mage de Thunder Light courut à sa rencontre avant d'esquiver au dernier moment l'énorme poing du golem. Celui-ci, emporté par son propre élan, se retrouva la tête dans la neige sans comprendre ce qui lui arrivait. Pendant ce temps, Shô continuait sa charge effrénée, mais la chimère veillait. Elle fondit sur l'imprudent toutes griffes dehors afin de lui assener un crochet du droit. Le mage de neige, pour sa part, prit la peine d'immobiliser les jambes de son ennemi, juste le temps nécessaire pour que la patte touche au but. Le dragon se retrouva le bec dans l'eau, ou plutôt le museau dans la neige. Une ouverture que le golem, enfin remis de ses émotions, s'empressa de saisir d'une manière des plus délicates. Il lui sauta tout bonnement dessus, mais le mage de neige ne fit pas son boulot –quel empoté celui-là !- et le dragon put s'en sortir en roulant sur le côté. Finalement, l'emprise neigeuse revint à la charge pour empêcher Shô de se relever. Les deux mastodontes allièrent alors leurs forces pour en finir une bonne fois pour toutes avec un coup-de-poing simultané.

Énervé pour de bon, le mage de Thunder Light prit les choses en main avec la finesse bien spécifique au Dragon Slayer. Une vague empoisonnée emporta ses deux assaillants dans son sillage avant de finir par détruire le golem en grande partie. Tranchant la neige à ses pieds avec son katana, Shô réussit à se libérer de ses entraves –non mais c'est quoi ce mage de neige en mousse ?-. Cependant, le maker ne l'entendait pas de cette oreille et envoya une flopée de volatiles pour sortir la chimère du mauvais pas dans lequel elle se trouvait. De nouveau bloqué, Shô n'eut d'autres solutions que de se servir de nouveau de sa lame pour écarter les corneilles les plus dangereuses, laissant les autres le blesser superficiellement au niveau de ces membres supérieurs et inférieurs. Le golem boiteux et manchot en profita pour lancer une ultime attaque et fut accueillit par les griffes d'un dragon déterminé à en finir. Ce dernier se retrouvait par contre pied nu et il s'empressa de récupérer ses bottes à l'aide d'une découpe au sabre...

La chimère à moitié empoisonnée se retrouvait à présent à la merci du dragon et celui-ci lui fit bien comprendre en plaçant sa lame au niveau de sa gorge. Avant de lui... Grimper dessus ?! Après une brève observation des alentours, Shô finit par repérer l'incompétent mage de neige et envoya une volée d'écailles dans sa direction. Le pauvre bougre dut rapidement se rendre à l'évidence, il lui serait impossible de tout esquiver... Mais il restait pourtant une solution ! Rassemblant la neige à ses pieds, il réussit à se créer une armure enneigée juste à temps avant de se retrouver projeté au sol par l'impact. Il attendit quelques secondes, que le mage de Thunder Light passe à autre chose, et se releva en se débarrassant de la poudreuse contaminée par le poison. Retournant dans les ombres, il se remit à observer le combat, attendant le moment propice pour repasser à l'offensive. De son côté, le dragon venait de mettre la chimère définitivement hors course et faisait à présent face au Maker. Shô esquiva une nouvelle vague de corneilles et se retrouva finalement à courte distance du dernier membre de la Dream Team encore sur ses pieds –ou tout du moins le croyait-il...-.


Toi... Tu ne peux être qu'un membre de Thunder Light pour nous attaquer. Le faire seul, c'est une insulte que ton maître profère au mien et aux autres membres de MA guilde. Tu as attaqué mes amis... Moi, le seul gardien de la guilde encore debout, le chef de la Dream Team, je jure que je te vaincrai comme il se d...

Le Maker n'eut même pas le temps de finir sa tirade déplacée et dut esquiver le katana du mage de Thunder Light. Sa déconcentration et sa grande gueule lui furent fatales. Et après un enchaînement au corps-à-corps bref mais efficace, il se retrouva hors course. Pour finir, Shô reprit quelques forces avant de frapper à la porte du chalet, attendant la suite des évènements.


________________________________________


Lorsque l'homme trônant à l'intérieur du chalet entendit les quatre coups retentirent, il sut que son équipe avait échoué. Un long et profond soupir vint soulever son torse. Fallait-il vraiment qu'il fasse tout par lui-même ? Désespéré devant tant d'incompétence, il se leva finalement de son siège, dominant de toute sa hauteur les derniers de ses sous-fifres terrés à l'intérieur du chalet. Le maître de Shadow Panther dégageait une aura inquiétante et tout le monde prenait bien soin de se soustraire à son regard en vacant à toutes sortes d'occupations. Devant cette bande de lâches, un nouveau soupir le saisit. Il passa la main dans sa chevelure dorée de hérisson puis posa son regard de même couleur sur l'assemblée.

Personne pour prendre la place de notre Dream Team ? Personne pour terrasser un simple mage d'une guilde ennemi ? Vous êtes des faibles ! Et les panthères n'aiment pas la faiblesse, alors choisissez. Sortez et combattez. Ou restez et je me ferais un plaisir de vous découper en morceaux !

Malgré son gabarit moyen, tous les hommes s'empressèrent d'obéir. Le maître ne tirait pas sa force de son physique et tous connaissaient sa cruauté. Alors le choix fut vite fait. Les chances de s'en sortir vivant restaient plus élevées avec le mage de Thunder Light qui les attaquait. La Panthère en chef retourna poser son séant sur son siège tandis que sa troupe finissait de s'équiper. Aucun d'entre eux ne possédait de magie propre et leur puissance résidait dans l'armure qu'ils arboraient ainsi que les armes magiques qu'ils employaient. Le temps de la contre-attaque était venu !


____________________________________________________________________________________


- Une dizaine d'adversaires, équipés d'armures augmentant leur résistance à la magie, sortent par différentes ouvertures dissimulées de la bâtisse pour attaquer. Tu as l'entière liberté pour choisir les différentes armes magiques qu'ils utilisent. Tu es libre également pour les dialogues et « mise HS » de ces sous-fifres.
- Le mage de neige, toujours debout, attend le moment propice pour revenir se mêler à l’affrontement, ses techniques ne se résument pas à de l’immobilisation. Tu es libre de choisir le moment de son retour.
- Le maître de la guilde reste à l'intérieur du chalet, laissant ses sous-fifres faire le boulot à sa place. Il ne sortira pas de son antre sans une excellente raison !
- Le maître se trouve dans une salle souterraine du chalet et la bâtisse est piégée de toute part.
- Interdiction de faire bouger ou parler le Maitre.


HRP :
 
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MessageSujet: Re: Les fables de Weissdren : Le Dragon et les Panthères.[Solo][Terminé] Jeu 12 Mar 2015 - 12:43

Après m'être caché, j'avais l'impression que chaque seconde comptait double, voir triple. Le froid pénétrant reprenait le dessus sur moi et mes muscles voyaient leur chaleur baisser. Mon combat avait été expéditif et pourtant, j'avais l'impression qu'il manquait quelque chose à l'équation, une pièce cachée dans cet échiquier grandeur nature, dont j'étais la seule et unique pièce blanche. Un vent glacial venait de face, se brisant telle une vague sur le chalet en bois. Le terrain enneigé portait les marques de la bataille. Des creux, des masses, des taches rouges sang ou rouges poison. Mes pieds étaient radicalement gelés et mes bottes peinaient à les réchauffer. Je n'étais plus certain de pouvoir bouger correctement et pour ne rien arranger, mes dents claquaient bruyamment. J'avais beau essayer, je n'arrivais pas à les bloquer. Peut-être qu'un second combat mettrait fin à cette crise.

L’idée de me coller à la matière première du bâtiment derrière-moi était bonne, mais le bois avait aussi froid que moi.

Je ne pouvais pas tellement dire si mon audition me jouait un tour ou non, mais j'entendais des bruits de pas lourds et des cliquetis semblables à ceux d'armures métalliques. A vue de nez, si je pouvais tomber sur cinq personnes seulement, je m'en tirais bien. Au vu de la quantité, j'avais intérêt à ne pas jouer les Rambo et à laisser ces types venir à moi.

Rien que cette pensée augmentait mon adrénaline au point que je sentais le bas de mon dos se ramollir. Ce n'était pas de la peur, mais un stress intense. Je ne savais vraiment pas comment me battre contre un groupe encore plus gros que le précédent. S'ils étaient plus forts que la ''Dream Team'', j'étais mort. Mon destin tout entier reposait sur les faiblesses de mes futurs adversaires. Quels monstres assoiffés de sangs, quels guerriers impitoyables m'attendaient au coin du bâtiment ?

Pris de curiosité, je voulus jeter un léger coup d'œil, mais le bruit des pas de mes adversaires allèrent jusqu'à la porte où j'avais frappé quelques minutes auparavant. Le moment du choix arriva donc sous mes yeux. Rester dans mon coin ou attaquer directement à la sortie du premier adversaire ? Ma décision fut prise sur un coup de tête. Parfois, il fallait laisser le fou en retrait pour que les tours puissent s'approcher. Je fis un schéma rapide dans ma tête et je vis que si je me cachais et leur laissais le temps de peaufiner leurs plans, j'étais cuit, donc, il me fallait oublier le coin. Si je devais mourir au combat, je devais le faire avec courage et honneur, quitte à me faire blesser stupidement. J'étais un manipulateur hypocrite, mais je devais au moins une fois dans ma vie me comporter en véritable samurai sans subterfuges de guérillas, oui, j'avais tendance à ne pas me définir assez digne et à souvent dramatiser les situations...

Je sortis donc de mon coin, faisant face à l'allée où se trouvait la porte d'entrée. La poignée fut tournée avec force. J'étais prêt, arme à la main, le mental déterminé à vaincre l'adversité, les yeux fermés attendant le premier assaut pour s'ouvrir. Ma disposition mentale luttait contre l'adrénaline et bien que cela fût inutile, je me sentais mieux, transformant ce stress en une pseudo-férocité draconique. Le froid me frappait et mes problèmes restaient les mêmes, mais mes dents ne claquaient plus. Mes pensées étaient orientées sur le combat et plus sur la température, je résistais bien mieux et c'était un bon point, même si quelques frissons parcoururent mon dos pour réagir à l'agression que subissait mon organisme.

La porte en matière organique morte s'ouvrit de l'intérieur et le premier individu sorti. Clic-clic, clic-clic. J'ouvris les yeux, dévoilant ainsi mes pupilles ambre. Je pus voir l'armure métallique argentée, cliquetant sans cesse. Une immense épée aux bords rouges et au plat noir à la main, le premier membre de Shadow Panther était sorti. Son regard haineux et effrayé à la fois m'intriguait, mais je n'avais pas de temps à perdre. Pour eux, c'était la capitulation ou la mort, point, mais avant, je devais leur imposer le respect.

Mon premier ennemi semblait doté d'un minimum d'honneur, parce qu'il leva sa main libre pour dire aux autres d'attendre et le cria haut et fort en demandant à tous de se replier Je vis une dizaine d’individus qui sortirent par divers endroits. Vraisemblablement, le courroux de cet homme en effrayait plus d’un. Une bande de lâche ou alors… De toute manière, quand un type aussi grand et musclé ordonnait quelque chose, à titre de groupe, il était aisément battable, mais à titre individuel, il pouvait en tuer plus d’un. Mettant sa main libre sur le manche de son épée démesurée, il se mit à foncer sur moi tel un bélier voulant enfoncer une porte. Le premier combat commença et je n'avais pas envie d'y passer si facilement, néanmoins, je savais que mon épée se briserait en un instant face à cette lame large et épaisse. Je devais donc opter pour une tactique plus rudimentaire, mais ayant fait ses preuves : attaquer les endroits mal protégés par l'armure tels que le cou, la jugulaire, un œil ou une pliure de genou, des bricoles dans ce genre...

Une fois à portée de lame, mon adversaire tenta de me trancher par la moitié par un puissant mouvement circulaire. Ceci étant dit, il était lent dans ses mouvements et facile à esquiver, même si quelques mèches de cheveux quittèrent ma tête à cause de cette attaque. J'avais tout de même pris un risque en me baissant. Il avait donc lancé sa première attaque, mais visiblement, il n'avait pas compris que les épéistes devaient avoir la force de manier rapidement leurs armes. Une erreur qui... Ne lui coûta pas grand-chose, puisque sa défense était aussi grande qu'il était lent. Au vu de ma position accroupie, le blond aux yeux verts voulut m'écraser un pied avec à l'aide du sien. Une chance que je pus aussi esquiver ça.

Dans son assaut surpuissant, le colosse de deux mètres avait coincé son épée dans le bois et quand il essaya de la retirer pour profiter de ma position pas très avantageuse, le sort ne le laissa pas faire et... Moi non plus !

Usant de ma lame, je fis une tentative pour blesser l'œil de mon ennemi et ainsi passer à autre chose, mais... Je fus vite contré par l'homme en armure, qui avait paré mon attaque grâce au dos de sa main droite, faisant ainsi glisser ma lame sur sa protection, m'exposant à un coup-de-poing magistral qui me fit voler deux mètres droit devant lui. Les cris des membres de la guilde locale acclamant leur champion semblaient retentir dans ma tête comme les cris d'une vache que l'on égorgeait, quelle horreur. Comme un idiot, j'avais lâché mon épée et le ''géant'' ne se gêna pas pour tenter briser l'arme sous son pied. La simple idée d'être privé de mon ''cure-dent'' préféré m'était insupportable, je n'avais plus qu'à foncer sur lui et sauver mon arme pendant qu'il était encore sur une seule jambe !

Combien de mages en ce monde utilisaient la magie sans avoir recours à des armes ? Beaucoup d'entre eux. Alors, bien que cela pût être risqué, je devais affronter cet adversaire une bonne fois pour toute, en utilisant ses alliés ! Cela se voyait comme le nez au milieu de la figure qu'ils souhaitaient se joindre à la fête, ne voyant finalement en moi qu'un gringalet sans histoires, juste bon à se faire trancher ou broyé ou même enneigé. Malgré le coup-de-poing et malgré mon état, je fis mon possible pour foncer sur mon opposant, tout en m'élançant de tout mon poids. Me jetant sur lui, il abandonna l'idée de détruire l'épée, mais par un miracle inexplicable, il parvint à libérer son arme d'un seul coup et je m'élançais droit sur le tranchant rouge.

Un instant après, j'étais juste devant l'épée, les deux mains posées de chaque côté du plat de la lame, le bord écarlate juste devant mon visage. Le poids de l'arme était tel que l'homme qui l'utilisait dû poser la pointe au sol avant de tenter une nouvelle attaque. J'en avais assez de me poser des questions, je devais agir ou mourir.

L'ennemi usa d'un coup en diagonale, visant en haut en à droite. Je lâchai son épée pour une fois de plus esquiver, mais cette fois-ci, je pris mon katana, et je me mis juste en face de la porte d'entrée où un amas de mages noirs attendaient ma venue. Je fus surpris de voir qu'ils attendaient bien sagement dans une masse difforme. Ils étaient sortis d’un peu partout et je fus particulièrement surpris quand j’en vis venir derrière-moi. Mais ce colosse, bien qu’étant un membre de leur guilde, semblait différent et je pouvais voir dans certain regards la peur de la mort. Bah, je n’en avais rien à cirer de leurs petites histoires. Ils étaient tous agglutinés comme des spectateurs à une dizaine de mètres plus loin que nous. Je dus les provoquer un peu pour les faire sortir de la bicoque.

Non, je n’étais pas fou, j’avais une idée en tête et le seul moyen de la réaliser, c’était de faire un combat monstrueusement déséquilibré.


Alors les filles, on danse ? Leur lançais-je d’un ton ironique et un sourire amusé aux lèvres.

La réponse fut immédiate de la part du colosse. Il somma à sa guilde d'arrêter. C'était son combat et il ne permettrait à personne d'interférer. Les mages s'étant aventuré à m’approcher, reculèrent aussitôt, vraisemblablement effrayés par la musculature et l'épée de leur confrère, ainsi que son caractère peu conciliant. Fonçant sur moi telle une fusée de haine, le guerrier déchaîna le pouvoir de son arme, enflammant celle-ci. La pose épique qu'il avait prise en courant vers moi, son épée flamboyante tenue par ses deux puissantes mains me fit reculer d'un pas tant cela semblait... Irréaliste. Je ne pouvais plus me permettre le genre de fantaisie que j'avais utilisé contre la Dream, et je devais trouver la faille qui le mettrait au sol, sans pour autant le tuer et sans user du poison. Déjà, ce type, que voulait-il...

Il ne semblait pas foncièrement vouloir me tuer, il semblait plus vouloir me combattre, combattre la menace que je représentais à ses yeux, sans pour autant m'annihiler. Sa haine semblait différente de ce que je pensais, elle semblait porter envers un autre que moi. Il était fort et il semblait avoir un code de l'honneur, il me voulait comme adversaire et était prêt à passer à la vitesse supérieure contre moi. L'avais-je vexé en demandant aux autres de me combattre ? C'était fort probable, mais en attendant, son épée avait soif de combat, un combat que je n'étais pas disposé à faire au vu des autres guerriers qui attendaient.

Je ne pouvais pas laisser cette lame me toucher et surtout, je ne devais pas le tuer. Pour une raison qui m'était inconnue, je voyais en lui du bon et du mauvais. Un soldat, un simple soldat qui exécutait les ordres. Rah, je n'avais pas de temps à perdre pour ça. Quand je fus à nouveau à portée d'attaque, il enchaîna une série d'attaques rotatives, de coups d'estocs et autres lentes attaques, qui avaient doublé en dangerosité. Je n'étais plus apte à approcher cette lame et il le savait. Chacune de mes esquives ou presque devaient s'accompagner d'une roulade dans la neige pour étouffer le feu. Je n'avais pas le temps de me brûler sérieusement, mais ça commençait à devenir embêtant. Parfois, un petit peu partout était pire que beaucoup à un seul endroit.

Après toutes ces attaques dans le vide ou presque, après toutes les fois où j'avais usé de mon épée pour me protéger, sans pour autant la faire croiser directement le fer, mon ennemi avait fini par être à bout de souffle. Nous avions prolongé notre combat sur deux, trois dizaines de mètres plus loin que le chalet. Il avait usé de toute sa vitalité, de tout son dynamisme pour être à la hauteur, mais ma patience avait triomphé, de même que tous mes efforts pour économiser mon énergie. Sa faiblesse était enfin révélée. Il était sûrement parmi les meilleurs, mais il n'était pas LE meilleur à cause de ce défaut d'endurance et surtout d'une évidente incapacité à user de la magie. Ceci dit, il n'avait pas encore abandonné.

Le guerrier en armure lâcha son arme et monta ses poings pour prendre une position digne de celle  d’un boxeur. J’en fis de même, en signe de respect et de remerciement quant à sa volonté de me combattre tout seul. J’étais donc dans l’optique d’user de ma magie cette fois. Je n’avais pas l’intention de combattre directement cette montagne de muscle. En même temps, c’était une campagne de terreur, car si je le battais lui, alors les autres seraient très, très impressionnés.

Coup-de-poing droit, gauche, droit, crochet de gauche, uppercut du droit, tel était son enchaînement, la tactique, le combo qu'il tenta de m'infliger en utilisant ses dernières forces. Mais j'étais habitué à combattre plus fort que moi et j'étais certain que la meilleure tactique était de continuer à l'épuiser. Il se débâtait bien et à chaque tentative de son groupe d'intervenir, il aboya tel un chien enragé pour les faire reculer. Je pus contre-attaquer en lui retirant son espèce de heaume et je m'en servis par la suite, pour contrer directement ses attaques. Il ne lui fallut que quelques coups pour l'aplatir, il envoyait vraiment tout, faisant passer le coup qu'il m'avait mis en pleine poire pour une gentille petite caresse.

Quand il fut suffisamment épuisé, une faible «
Saiga » vint lui dire bonjour, mais son poing arrêta mon attaque, et manqua de provoquer des dégâts à ma main, je fis donc en sorte d'utiliser une arme beaucoup plus connue et beaucoup plus physique : Le coup de pied dans la pliure de son genou gauche. Son articulation ploya sur le coup et je pus ainsi lui envoyer un magnifique, que disais-je là... Un sublimissime coup de poing dans sa nuque pour l'étourdir dans un premier temps et dans un deuxième temps, ce fut sa fatigue qui acheva de l'assommer. Tel était le sort que je lui réservais et rien de plus.    

Il y eut comme un blanc, je sentais bien que j'avais fait une bonne impression, j'eus même le temps de ramasser mon sabre et faire quelques pas en direction du groupe pour continuer ma mission. Je fus vite stoppé par un cri, un cri de guerre enragé, après quoi, un homme armé de dagues jaunes se mit en tête, devant la porte, en disant à ses compagnons que désormais, Heartslyff était incapable de donner des coups perdus ou péter un câble si on lui volait sa cible et que désormais, la voie était libre pour eux.

Alors voilà la raison pour laquelle il ne voulait pas les laisser passer... Et moi qui croyais que c'était de l'honneur, mais non, il ne voulait tout simplement pas donner de coups perdus à ses collègues ou faire preuve d'une grande violence envers eux... J'étais donc une fois encore dépité d'avoir cru voir de l'honneur alors que ce n'était qu'une solidarité étrange pour malfrats... Ceci dit, il n'en demeurait pas moins respectable, car les manières étaient différentes, mais au moins, j'avais pu livrer un combat dans les "règles" pour une fois.

J'étais dépité de voir tant de nullité dans mon jugement, mais je fus vite ramené à la réalité par un assaut général ayant pour cible ma personne. Cette fois, les choses sérieuses commençaient et le colosse n'était que la mise en bouche de ce merveilleux repas. Les hommes seuls combattants des guildes complètes n'étaient pas si faibles et surtout, ils avaient une renommée non-négligeable, hors, je n'avais ni la surpuissance, ni la renommée. Mais après, en combat la renommée, ça n'avait d'intérêt que pour les supporters.

Le premier que je dus contrer fut l'homme brun, de petite taille et armé de dagues jaunes. Ces armes vicieuses étaient des objets que je détestais. Je ne pouvais pas laisser ce type me toucher, mais c'était plus par égo' que part nécessité. De plus, mon souffle n'était toujours pas revenu et dès que j'arrêtais de me mouvoir, le froid reprenait le dessus. Pire encore, ma transpiration accentuait la sensation de refroidissement.

Le petit brun tenait sa paire d'armes à l'envers, de sorte qu'il puisse trancher devant lui, mais avec les lames vers le bas. Il tenta une série de coups répétitifs, mais très rapides et j'eus beaucoup de mal à les contrer, car je ne pouvais pas les esquiver, le risque était trop grand. Pourquoi ? Des éclairs parcouraient la lame de ses doubles dagues.

Nous fûmes interrompus par l'arrivée, via le côté gauche, d'une demoiselle armée d'une faux dont la lame semblait gelée et colorée d'un magnifique bleu ciel. Le coup voulait me faucher en diagonale, heureusement pour moi, je pus me baisser juste à temps pour que mes deux adversaires lancent une attaque simultanée et se bloquèrent entre eux. Ma contre-attaque visa leurs jambes, mais tous deux sautèrent au bon moment pour ne pas se faire toucher. Mes deux ennemis levèrent leurs armes afin de les abaisser sur moi et je ne pus esquiver que de justesse. Certes, ils n'étaient pas des professionnels, mais chaque coup était destiné à tuer et de ce fait, l'erreur ne m'était pas permise. De toute manière, l'erreur n'était jamais permise en combat, alors c'était vite vu.

Une fois leurs armes abaissées, je voulus à nouveau les attaquer à l'aide de mon sabre, inclinant légèrement ma lame pour trancher leurs bras et ainsi les neutraliser. Je fus une fois encore bloqué dans mon action par une nouvelle arme. Une claymore enflammée. Son porteur, un homme grand et fin n'attendit pas longtemps avant d'enchaîner une série de coups basiques pour tenter de me tuer, ma lame put contrer, non sans peine et non sans commencer à rougir.

Une lame rougeoyante est une lame potentiellement cassable ou pliable, mais aussi une arme brûlante. Pourquoi cette remarque ? Parce que l'armure de mon assaillant était mal attachée et un bout de peau sortait entre sa ceinture et son plastron, cette andouille avait une armure trop petite pour lui. Après avoir contré un énième coup de sa part, je fis en sorte de l'attaquer horizontalement avec la partie rougeoyante de mon sabre, coupant et brûlant mon adversaire, sans le tuer. Je pris son arme qui était en train de choir, pour contrer l'attaque suivante.

En effet, la fille avec sa faux vint à moi et malheureusement pour elle, la lame enflammée de la claymore bloqua la lame gelée et courbe de son arme. Petit à petit, mon épée empruntée fit fondre la partie tranchante de la faux, jusqu'à l'intervention d'un nouveau personnage. Un lancier armé d'un yari. Lorsque je vis cette arme, je fus pris d'une soudaine envie de sourire, un sourire amusé et un sourire de défi.

Contrairement aux autres, celui-ci demanda à m'affronter seul. Ses comparses l'envoyèrent se faire voir et continuèrent d'affluer sur moi. Armé de l'épée de feu et de mon katana qui avait refroidi, je tentais tant bien que mal de me protéger, mais ce n'était pas gagné...

Je bloquais, redirigeais, donnais des coups-de-pied, je faisais de mon mieux pour éviter de me faire tuer, mais l'arrivée du petit brun et ses dagues couvertes de foudre firent reculer tout le monde. Je pus facilement en déduire que ce type en avait des armes puissantes et que personne ne voulait risquer un coup perdu. J'eus vite compris pourquoi. La neige n'était que de l'eau, la chaleur de mon corps rendait à la neige son statut liquide et donc, je devenais un conducteur parfait pour ces petites armes jaunes.

Contrairement à eux, j'avais un certain passif et je savais comment me débrouiller dans de telles situations, combattre le feu par le feu ou plus exactement, la foudre par la foudre. Par une rotation sur moi-même, je pus esquiver un double coup d'estoc et à l'aide de pommeau de mon sabre, je frappai un gros coup sur le haut du poignet adverse devant moi. La manœuvre fut un succès, le brun avait failli lâcher sa dague gauche. Un simple coup de genou dans sa main le fit lâcher son arme et je pus la récupérer, après avoir lâché la claymore de feu et avoir prix le risque de me faire électrocuter. Enervé, l'homme aux dagues fondit sur moi et vit l'objet que je lui avais dérobé contrer celui qui lui restait.


Alors que nous étions en plein duel, une douleur fulgurante me transperça le dos. Mon cri fut tel que même le petit brun fut surpris. La raison ? Dans mon ombre était planté un poignard noir. Je ne pouvais plus bouger, je ne pouvais plus me mouvoir, j'étais fichu et le mage de Shadow Panther à l'arme foudroyante voulu en profiter. Une masse grise sortit de nulles parts, son propriétaire était un homme grand, fort, chauve et avec une marteau géant. Ce dernier s'abattit dans mon estomac avec une force colossale. L'impact fut si violent que le poignard ne put me retenir et je fus projeté sur plusieurs mètres, tourbillonnant sans cesse, mes armes partirent de mes mains et mon fluide écarlate sortit de ma bouche. Au moins, j'avais échappé au brun.

Le plus étrange était que la partie solide du marteau ne m'avait pas touchée. Après plusieurs mètres, je pus poser mes deux pieds et ma main droite dans la neige pour me freiner. Mon visage ne souriait plus, mais montrait une détermination nouvelle d'en finir. Cette fois, j'allais balancer la sauce et ça allait être sec !